L’Agora antique à Athènes

agora antique d'Athènes : temple d'Héphaïstos
Le temple d'Héphaïstos au sommet de l'Agora antique d'Athènes - Image par Martin Fuchs de Pixabay

L’Agora antique d’Athènes, lieu où est née et a fleuri la démocratie, s’étend au nord-ouest de l’Acropole. Son nom vient du verbe αγειρω qui signifie « rassembler » en grec ancien. En effet, elle était le centre de la vie politique, administrative, philosophique, culturelle et commerciale d’Athènes. Les édifices, les monuments et les objets révélés par les fouilles en sont les témoins.

Informations pratiques pour visiter l’Agora antique d’Athènes

  • Le site officiel de l’Agora antique (en anglais) indique les horaires de visites ainsi que les tarifs de l’Agora.
  • Pour les billets, vous pouvez vous les procurer sur le site archéologique directement, ou bien en ligne ici.
  • Il est aussi possible d’opter pour un billet groupant l’Agora et 6 sites archéologiques d’Athènes, dont l’Acropole, en billet coupe-file.
  • En achetant sur Get Your Guide en prévente, c’est un peu plus cher mais il y a une garantie de remboursement jusque 24h avant la visite.
  • Vous trouverez de nombreux bars, tavernes et restaurants autour de l’Agora. Nous vous en conseillons quelques uns ici.

L’Agora, le centre névralgique de l’Athènes antique

Les premières traces de vie dans l’Agora remontent à la période néolithique (3000 av. J.-C.). Cependant, c’est à partir du VIe siècle av. J.-C. et pendant 800 ans, que cette plaine carrée – délimitée par la colline de l’Aréopage au sud et celle du Kolonos Agoraios à l’ouest – constitue l’omphalos d’Athènes, le centre de la ville. En effet, c’est sur cette grande place ouverte qu’ont lieu des activités sociales, culturelles, commerciales mais aussi des fêtes religieuses, des manifestations théâtrales et des jeux

Les Athéniens, mais uniquement les hommes, se promenaient dans l’Agora pour faire leurs courses, parler de politique ou de philosophie. De leur côté, les jeunes venaient écouter les grands maîtres, s’entraîner physiquement mais aussi consulter les listes d’appel à l’armée.

Ainsi, l’Agora était le siège des institutions les plus importantes de la démocratie athénienne. Dès le VIe siècle av. J.-C, ont construit ces édifices publics le long de la « rue ouest ».

Petit tour du quartier administratif de l’Agora

Le Bouleutérion, était le Conseil de la ville. Il était composé de 500 députés représentant les 10 tribus athéniennes par groupe de 50 hommes. Ce conseil recueillait les projets de lois qui étaient ensuite votés par l’Assemblée du peuple, l’Ecclesia

À côté, le bâtiment circulaire appelé Tholos ou Skias (470/465 av. J.-C), hébergeait alternativement 50 de ces députés, les prytanes. Ceux-ci servaient la ville pour 35 ou 36 jours par an et étaient logés et nourris par la cité. En cas de danger imprévu, 17 d’entre eux restaient de garde, même la nuit, afin de pouvoir entrer en séance à tout moment. Egalement, on conservait dans la Tholos les poids et les mesures officiels de la ville.

Toujours sur la « rue ouest » se trouve le Métrôon, où l’on conservait les documents publics, les décrets, les lois et les listes financières de la cité.

agora antique d'Athènes
L’agora antique d’Athènes – Image par user32212 de Pixabay

Un lieu de vie et de culte

L’Héphaïstéion, le temple dorique d’Héphaïstos et d’Athéna Ergané (460-415 av. J.-C), domine le sommet de la colline du Kolonos Agoraios. Il est très bien conservé. Héphaïstos protégeait la métallurgie et Athéna l’artisanat. Parfois, il est également appelé Theseion – temple de Thésée – car ses frises nord et sud représentent les exploits du héros athénien.

On trouve dans l’Agora en outre, l’hôtel des monnaies, de nombreux magasins, des ateliers d’artisans, des autels, des sanctuaires, des fontaines… De même, plusieurs rues importantes traversaient l’Agora, telles que la rue des Panathénées – fêtes données en l’honneur de la déesse Athéna -, la rue ouest, la rue du Pirée, la rue de l’Aréopage ou la rue des marbriers.

Le monument des Héros Éponymes (330 av. J.-C) dont il ne reste que la base, supportait les dix statues en bronze des héros légendaires qui donnèrent leur nom aux dix tribus athéniennes.

Les stoas, qui signifient « portiques », – comme la stoa Poikile ou la stoa Vassileios – abritaient des écoles philosophiques. De grands noms comme Socrate ou Zénon y ont enseigné.

Par la suite, des édifices romains apparaissent à l’Agora. Ainsi, sur les ruines de l’Odéon d’Agrippa on édifie le Gymnase ou Palais des Géants. De même, l’église des Saints Apôtres datant de 1000 ap. J.-C représente la période byzantine de l’Agora.

L’Agora de nos jours

Après la libération de la Grèce, la Société archéologique grecque entreprend des fouilles suivies par les archéologues de l’American school of classical studies. Cette dernière restaure le portique d’Attale de 1953 à 1956. Cet édifice imposant du IIe av. J.-C était un cadeau d’Attale II, roi de Pergame, à la ville. Il disposait de 42 magasins répartis sur deux étages. De ce fait, on peut dire que le portique d’Attale fut le premier centre commercial de l’histoire.

Désormais, il abrite le Musée de l’Agora antique d’Athènes. Ses salles exposent les objets provenant des fouilles de l’Agora couvrant une période allant de 3.000 av. J.-C jusqu’à la période romaine.

Enfin, selon des légendes mythologiques, le vaste espace de l’Agora était planté d’arbres et de fleurs liés aux divinités. Et de nos jours, on peut toujours y voir cette même flore…

Laisser un commentaire